Retour vers le passé

[ Tribune de juillet 2016 ] 

Les compétences des maires diminuent, au profit de celles de l’agglomération, nous l’avons déjà dit. Mais il leur reste encore quelques marges de manoeuvre pour que les habitants se sentent bien dans leur ville. Un des rares endroits dans Pontoise, où se retrouvent promeneurs, coureurs, cyclistes en herbe ou plus aguerris, pêcheurs… est le chemin de la Pelouse, qui longe l’Oise. L’endroit n’est pas des plus agréables sur tout le parcours, le revêtement est loin d’être partout adapté à la course à pieds, mais le choix est vite fait quand on veut échapper au bitume. Par ailleurs, c’est le moyen le plus rapide et le plus agréable offert aux habitants des Larris pour rejoindre le centre ville

Alors que cela aurait pu être l’occasion d’améliorer cette promenade, la décision de construire le nouveau pôle tennis de Pontoise à la place de l’ancienne station d’épuration risque malheureusement de transformer ce dernier refuge pour piétons en route encombrée de voitures, puisque c’est par là que se fera l’entrée du club de tennis. Ce programme d’un montant de 8 230 000 € TTC (environ 70% pour l’agglo et 30% pour la ville, mais, de toute façon, ce sont nos impôts) satisfera vraisemblablement les 480 adhérents du club. Ce ne sera pas le cas des marcheurs à qui sera réservé un étroit trottoir.

L’élargissement du chemin des Larris qui permettrait aux voitures d’accéder au club de tennis en passant par le Niglo nous paraît une solution qui devrait être mise à l’étude dans le but d’épargner ce précieux lieu de promenade pontoisien que représente le chemin de la Pelouse. En tout cas, ne pas avoir pensé à préserver les berges des nuisances automobiles relève d’une conception de la ville digne du siècle précédent.

(tribune PAGV publiée dans Pontoise Mag’ de juillet-août 2016)